Avez-vous déjà entendu parler de la pollution numérique ?

Nous sommes de plus en plus dépendants des nouvelles technologies : plus rapides, disponibles à tout moment, avantageuses en somme. Oui mais… Et si l’on vous dit que ces « merveilles » digitalisées sont particulièrement polluantes, reverriez-vous votre manière de les « consommer » ?

D’après l’ADEME, (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les émissions de CO₂ de ce secteur sont dues pour moitié au fonctionnement d’Internet (transport et stockage des données, fabrication et maintenance de l’infrastructure du réseau) et pour moitié à la fabrication de nos équipements informatiques (ordinateurs, smartphones, tablettes, etc.).

Selon l’organisation Carbon Literacy Project, un e-mail standard génère environ 4 g de CO2 ; avec une pièce jointe volumineuse, il produit jusqu’à 50 g de CO2 (source : Futura Science).

Fabrication

Nos équipements nécessitent des énergies fossiles pour leur fabrication ; par exemple, un smartphone nécessite une dizaine de matériau, qui proviennent des quatre coins du monde ! Un téléviseur émet l’équivalent d’un aller-retour Paris-Nice, avant même d’être utilisé ! Sans compter que l’utilisation de ces matériaux pollue les écosystèmes. Leur fin de vie ne vaut pas mieux : ils sont très peu recyclés, et une partie est exportée illégalement en Chine, où ils ne sont pas traités.

Pollution par le réseau Internet

Le réseau n’est pas immatériel, il faut des équipements (ordinateurs, serveurs…) pour stocker et transférer les données (vidéos, photos, PJ…). Ces technologies numériques ont un coût énergétique important. Le streaming vidéo est celui qui consomme le plus : il représente 60% des flux de données ; un film peut peser jusqu’à l’équivalent de 200 000 mails sans PJ. Malheureusement, il est estimé que l’empreinte carbone du secteur informatique va doubler d’ici 2050.

Réduire sa pollution numérique

Nous pouvons chacun à notre niveau réduire notre pollution, en :

  • Allongeant la durée de vie de nos équipements : utiliser l’objet jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus et ne pas céder aux publicités ; réparer ; acheter d’occasion.
  • Réduire la consommation de vidéos en ligne : éviter le streaming, utiliser le Wi-Fi, visionner en basse qualité et bloquer la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux.
  • Pour aller plus loin : refuser les objets connectés ; éteindre votre box lors de vos absences et la nuit ; trier régulièrement ses e-mails ; éviter de stocker sur le cloud.

Source : Greenpeace